Les réalisations, les projets, discutons-en !

Paroles d’élus

Paroles d’élus

Tribunes politiques du Viva n°314 (avril 2018)

 

Une opposition constructive ?

 

Ce temps de mi-mandat fut pour les groupes d’opposition l’occasion d’exprimer leurs désaccords. Si la critique est parfois constructive, la caricature s’avère elle inefficace. Sans répondre point par point, il nous semble important de rétablir certaines vérités.

Accusés d’une position « dogmatique et idéologique » concernant la semaine des 4,5 jours dans nos écoles, nous souhaitons rappeler que les écrits scientifiques sont unanimes: les enfants apprennent moins bien lorsque l’on réduit le temps d’apprentissage. Si l’organisation actuelle est perfectible, et c’est l’objectif de la consultation qui s’ouvrira dans les semaines à venir, une remise en question radicale de cette réforme semble tout à fait discutable, lorsque le seul objectif louable est de donner à nos enfants les meilleures chances de réussite scolaire.

Tout aussi contestable, de nombreux projets municipaux seraient en retard en comparaison du programme municipal… Pourtant, la plupart sont lancés et respectent les délais classiques en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme. Ironie du sort, le projet « Gratte- ciel » est visé, alors même que la ville est victime des non-décisions du président de la Région.

Plus dangereux encore, les amalgames entre chômage, insécurité et immigration distillés par certains. L’instrumentalisation de tels sujets constitue un poison pour notre ville, et plus largement notre société. Notons que ce sont les mêmes qui, quasi automatiquement, s’opposent à chacune des délibérations permettant de favoriser la mixité sociale, pourtant essentielle pour lutter contre les phénomènes de ghettoïsation et d’insécurité.

Les tables citoyennes ont donné à chacune et chacun des citoyens la possibilité d’exprimer leurs interrogations. Vous avez su vous saisir de cette opportunité et trouver, à nos côtés, des solutions aux problématiques du quotidien. Preuve donc qu’il est possible de contester, puis d’avancer, collectivement… à bon entendeur!

Yann Crombecque,

Groupe Socialistes et apparentés

 


Culture, centres sociaux, démocratie… Agir au quotidien pour faire société

Nous poursuivons ces tribunes spéciales  » mi- parcours » du mandat municipal en essayant de répondre cette question centrale «comment faire société ». Une ville, ça n’est pas qu’une addition d’individualités, c’est surtout la recherche de notre capacité, de notre goût de vivre ensemble. Tous nos efforts se tournent vers cette ambition finalement assez simple: garantir à chacune et à chacun une place dans notre société.

Depuis 2014, notre groupe s’est particulièrement investi sur l’enjeu démocratique, en cherchant à donner le plus d’espace possible à l’expression des citoyennes et des citoyens de notre ville. Les conseils de quartier ont connu un renouveau et sont désormais régis par une charte, leur expertise du quotidien permet aux décisions municipales d’être toujours mieux en prise avec les réalités, les besoins les aspirations des Villeurbannais.

Cœur battant de la vie de nos quartiers, les centres sociaux sont au cœur de la politique municipale. Bien plus qu’un lieu ressource d’activités et de service, c’est lieu d’expression, d’intervention, d’invention et d’initiative des habitants. Ce sont des atouts pour notre ville et nous avons eu à cœur d’accompagner dans toutes les épreuves qu’ils ont pu traverser, pour les rendre toujours plus utiles.

Pour faire société enfin, il faut de la culture. C’est un enjeu de civilisation et d’épanouissement de chacun. L’accès le plus grand à l’offre et l’expression culturelle ont été au cœur de nos préoccupations. De la plus petite initiative jusqu’aux Invites, chaque acteur de la création et de la diffusion culturelle apporte sa pierre à l’édifice de notre société pour définitivement faire ville ensemble.

Retrouvons-nous, discutons en le 5 avril à l’occasion du forum « Villeurbanne à mi- parcours».

Marc Ambrogelly et Antoinette Butet Vallias,

Groupe Communistes et Républicains


Bâtir ensemble un avenir désirable pour notre ville !

Les tables citoyennes furent l’occasion d’ouvrir un large espace de délibération. De nombreux habitants s’en sont emparés et sont venus échanger sur l’ensemble des sujets municipaux. Les discussions riches ont été un bel exercice de vie démocratique. Cela ne doit pas rester au stade de l’exercice. Le temps des concertations verticales est révolu. La démocratie aujourd’hui doit se construire dans une relation continue avec les citoyens. Cela est en partie de notre responsabilité et notre groupe défendra au sein de l’équipe municipale une vision plus participative de la vie politique. C’est aussi la responsabilité des habitants eux-mêmes. C’est le souffle citoyen qui fait vivre les espaces de délibération. Votre implication est vitale sur les débats portant sur l’éducation, la sécurité ou l’environnement. Bien évidemment, nous avons été élus sur un programme et nous portons

avec force des convictions à propos des moyens et des objectifs de politique publique. Nous continuerons non seulement à les assumer mais aussi à les défendre, en tant qu’élus et militants. Mais la parole citoyenne reste l’Alpha et l’Omega de la politique. C’est le sens de notre groupe citoyen et des « cercles » (cafés politiques) que l’on organise : débattre et agir tous ensemble. Confronter nos idées. L’esprit qui prévaut est de donner à chacun l’occasion de se réapproprier la politique. Il y a de multiples manières de prendre sa place dans la cité et chacun doit pouvoir trouver un cadre où s’exprimer et s’épanouir. Ce n’est qu’à cette condition que nous pourrons recréer du « commun ».

Notre groupe est convaincu que les mutations à l’œuvre (économiques, technologiques, géopolitiques, etc.) – et les risques qui en résultent (écologiques, sécuritaires, sociaux)– exigent des mutations de gouvernance dont l’imagination reposera sur chacun d’entre nous. À l’échelle locale, notre groupe défend une ambition participative plus affirmée, bâtie sur le partage d’un avenir désirable pour notre ville.

Jonathan Bocquet

Groupe Radicaux, Génération écologie et citoyens


Bilan à mi-mandat: et maintenant?

2 ans. Il reste maintenant 2 ans de mandat. Autant dire que les projets qui n’ont pas encore été lancés officiellement ne seront pas livrés avant l’échéance électorale de mars 2020.
En complément des 2 tribunes de notre groupe sur cette période de mi-mandat, nous tenons à partager avec vous notre vision de ce que doit être la 19e ville de France, le plus grand campus étudiant d’Auvergne Rhône-Alpes.
Notre ville doit devenir très rapidement une ville où l’on peut respirer, en plus d’une ville où il fera bon vivre en sécurité et avec un emploi.
Mettre en place, comme le souhaite la Métropole avec le concours du maire de Villeurbanne, une zone de faible émission (ZFE) pour protéger nos concitoyens peut s’entendre. Cependant, cette ZFE ne touchera que Lyon et Villeurbanne intra périphérique. Et le quartier de Saint-Jean? Ne fait-il pas partie de notre commune? Et puis, un peu de sérieux, va-t-on nous ressortir le coup du nuage de Tchernobyl qui n’a pas franchi les frontières françaises? Nous sommes prêts à étudier ce type de dispositif, sous conditions. Tout d’abord, il devra intégrer toutes les communes métropolitaines car l’enjeu est à cette échelle. Nous devons aussi mettre sur la table un grand plan d’investissement pour le Sytral afin de développer les transports en commun, que ce soit en termes de tramway comme de métro, améliorer l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite. Enfin, il faudra assurer un trafic à des heures étendues et mettre sur la table le sujet du service minimum.

Travaillons aussi le sujet des émissions de gaz à effet de serre au niveau habitat. Le dispositif mis en place à Villeurbanne n’est que cosmétique pourl’habitat privé, alors que de nombreux efforts sont à faire et des copropriétés à accompagner. L’écologie n’est ni de gauche ni de droite. Elle se doit d’être pragmatique et pas punitive. Il en va de notre environnement de vie, de notre planète et du leg que nous ferons à nos enfants.

Jean-Wilfried Martin,

Groupe Les Républicains – ChangeonsVilleurbanne


Bilan à mi-mandat: la sécurité des citoyens

La sécurité est le grand absent du bilan à mi- mandat présenté par la municipalité. Cette dernière affirme régulièrement que c’est la responsabilité de l’État. Elle a tort et la réglementation prévoit explicitement que les pouvoirs du maire incluent«la police municipale ayant pour objet d’assurer le bon ordre,la sûreté,la sécurité et la salubrité publique». À Villeurbanne, cela n’est pas vraiment appliqué. La municipalité se targue d’une action de prévention de la délinquance. Si nous considérons que la prévention est nécessaire en direction de la population en général, c’est un échec pattant pour la délinquance organisée et notamment les trafics de drogues qui empoisonnent le quotidien dans certains quartiers.

La France a à peu près autant de policiers que dans la plupart des pays européens comparables. L’augmentation du nombre de policiers n’est donc pas la seule solution. Le plus grand défaut en France par rapport à nos voisins est le manque de moyens de la Justice en général et de places de prisons en particulier. Ainsi, les sanctions sont rarement appliquées et seules les peines lourdes le sont. Nous préférons une politique de tolérance zéro qui consiste selon notre interprétation à appliquer des petites sanctions dès les petits délits. Aujourd’hui en France, les petits délits ne sont pas sanctionnés et un sentiment d’impunité s’est développé pour les délinquants. Cela peut être complété efficacement par une politique d’éducation et de prévention pour éviter les récidives. Aujourd’hui quand la sanction s’applique, c’est trop tard pour réussir une politique de prévention.

Nous n’approuvons pas la politique de police de proximité prônée par le gouvernement. Nous pensons que comme presque partout dans le monde, c’est à la police municipale d’assurer ce rôle de proximité et notamment par des interventions régulières sur les lieux de trafic de drogue pour désorganiser les réseaux.
Il s’agit donc bien d’un changement de fond du rôle de la police municipale qui doit aller au-delà durôle de circulation et de verbalisation qui vase simplifier grâce à la numérisation.

Hervé Morel,
Groupe des élus centristes UDI


Des élus engagés pour la solidarité et l’écologie au service de Villeurbanne (suite)

En 2016, notre groupe d’élus a été saisi par des familles de résidents des Ehpad Jaurès et Château-Gaillard suite au projet de leur fermeture. Si des évolutions dans la taille des structures sont nécessaires pour maintenir des moyens en personnel, la seule logique économique n’est pas acceptable vis à vis de personnes âgées dépendantes. La Ville et l’ARS auraient dû anticiper cette décision et préserver une place dans la cité, pour qu’à chaque âge, on puisse vivre avec soin et dignité.

Suite aux diverses mobilisations, la Ville a mieux pris en compte la situation des personnes concernées.Nous avons rappelé à plusieurs reprises combien les enjeux de santé, d’environnement et de réduction des inégalités étaient liés. Les risques environnementaux augmentent, de nouveaux risques apparaissent, liés par exemple aux perturbateurs endocriniens. La santé environnementale doit devenir centrale, c’est la clef pour faire face au problème majeur de la croissance des maladies chroniques.

Par ailleurs, la population étudiante est importante à Villeurbanne et nous souhaitons un renforcement des actions vis-à-vis de cette population également fragilisée par l’accès aux soins, et qui renonce à se soigner pour des raisons financières, ceci pour 1/3 d’entre eux. Ensuite, l’explosion démographique de ces dernières années qui continuera ces 15 prochaines années conduit à des « mini déserts médicaux » plus particulièrement dans les quartiers populaires. La création de maisons pluri-disciplinaires de santé doit être accompagnée là où l’accès aux soins est fragilisé.

Nous nous sommes exprimés contre l’installation de l’enseigne Mac Donalds au cœur des Gratte- Ciel, à quelques pas de plusieurs établissements scolaires, alors même qu’il faut davantage lutter contre l’obésité et la malbouffe. Plus globalement, une politique de santé construite avec anticipation et concertation est primordiale, particulièrement pour nos aînés et nos enfants.

Contactez-nous:  http://www.elus-rc-villeurbanne. fr ou assistant.groupeEELVFDG@mairie- villeurbanne.fr

Les élus du groupe Rassemblement citoyen EELV-Front de gauche


Derrière la propagande une municipalité à bout de souffle!

La propagande se différencie de la communication par le fait qu’elle a pour objectif d’exercer une influence sur l’opinion pour l’amener à avoir certaines idées. À Villeurbanne il y a bien longtemps que cette distinction n’est plus faite par les socialistes. Le bilan de mi-mandat en est la preuve flagrante.

Au vu des trois hors-séries de Viva Magazine consacrés au bilan de mi- mandat, des diatribes politiques de notre maire et des actions déployées pour vanter les mérites de ce bilan le citoyen se trouve soumis à un véritable bourrage de crâne. La majorité socialiste abuse de slogans abscons « la ville durable, citoyenne, inclusive, de toutes les générations. » qui font passer Villeurbanne pour le paradis sur terre! On peut aussi parler d’un simulacre de démocratie visant à associer les habitants à ce bilan: donner la parole aux habitants échanger, débattre, via des rencontres, une soirée connectée, des tables citoyennes… en réalité les villeurbannais ont la parole uniquement quand la majorité le juge utile et à condition qu’elle ne soit pas trop contradictoire. Le reste de l’année la municipalité est plutôt sourde aux demandes des habitants.

La propagande a aussi pour vocation de dissimuler certaines réalités gênantes. La politique de l’autruche autre spécialité de la municipalité entraîne la disparition de certains problèmes (délinquance galopante, communautarisme revendicatif et agressif sans oublier le bétonnage de la ville et un développement non maîtrisé qui va de pair avec une architecture de bric et de broc).

Autre supercherie le fait de soigneusement occulter la toute puissante de la Métropole dont nous sommes dépendants en terme d’aménagement. Mais le plus aberrant dans ce bilan de mi-parcours ce sont ces discours dogmatiques et péremptoires qui voudraient faire de Villeurbanne le laboratoire des utopies socialistes ubuesques et suicidaires notamment en matière d’accueil des clandestins.

Stéphane Poncet,
GroupeVilleurbanne Bleu Marine

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Tribunes politiques du Viva n°313 (mars 2018)

 

Innover, écouter, engager

Pendant de trop nombreuses années, la démocratie s’est organisée en France de façon verticale, sans concertation. Entre deux élections, les citoyens se sentaient écartés des décisions, entrainant de leur part méfiance et silence. À l’occasion de « mi-mandat », nous avons souhaité innover et sortir des sentiers battus, privilégier le débat et l’échange pour faire œuvre collective. Tous les Villeurbannais et les Villeurbannaises ont ainsi été invités à participer à des tables rondes organisées entre février et mars. Vous avez été très nombreux à vous déplacer, au-delà même de nos attentes.

Habitants et habitantes de tous âges, de tous les quartiers, vous avez souhaité vous exprimer, nous faire part de vos attentes, de vos désirs, mais aussi proposer des solutions pour l’avenir de notre ville. Votre motivation et votre présence nous oblige : ces discussions ne doivent pas rester lettre morte. La réussite de ces tables citoyennes illustre votre attente d’une démocratie plus directe, votre volonté de participer aux projets d’aménagement de notre territoire. La démocratie participative, telle que nous l’avons éprouvée, est utile à plusieurs titres.

Elle permet évidemment à vos élus de se nourrir de vos idées et de votre créativité pour proposer de nouvelles solutions, mais aussi aux citoyens de saisir la complexité de la mise en place des différentes actions. La participation des habitants produit également un cercle vertueux et génère de l’inclusion, dans une ville où la cohésion et le partage sont des valeurs importantes. Cet esprit de co-construction se poursuivra dans les semaines, les mois et les années à venir.

Susciter la contribution des citoyens demande du temps et des moyens, mais cette démarche participative produit des politiques publiques partagées donc mieux comprises, adaptées aux attentes de chacun et de chacune. Ensemble, relevons le défi !

Yann Crombecque,
Groupe Socialistes et apparentés

 


Une ambition éducatrice au coeur du projet municipal

Il a été beaucoup question d’école depuis 2014. Avec la mise en place des nouveaux rythmes tout d’abord, dès la première rentrée scolaire de ce mandat. Ces nouveaux rythmes éducatifs, nous avons voulu les penser dans l’intérêt de l’enfant, en créant de toute pièce un service municipal dédié aux activités périscolaires. Une initiative qui n’allait pas de soi et qui a suscité de vifs débats. Mais ces débats nous auront permis de nous rassembler, avec la communauté éducative, pour faire émerger un véritable projet éducatif construit ensemble et partagé avec l’ensemble de notre ville.

Nous avons inventé avec les parents d’élèves le droit aux loisirs. Chaque enfant de Villeurbanne a désormais droit à 2 heures d’activités de loisirs associé à l’école par semaine. L’accès aux loisirs, on le sait maintenant, c’est le levier de la réussite éducative pour toutes et tous. L’année 2018 sera le moment d’améliorer encore cette cohérence entre le temps d’école et le temps autour de l’école, avec le bilan partagé que nous ferons avec vous pour relever les défis éducatifs de demain.

L’ambition éducatrice enfin, c’est considérer l’enfant, puis le jeune de 0 à 25 ans, c’est mobiliser tous les moyens dont dispose notre ville, le mouvement sportif, les associations, les parents et les enseignants pour aboutir à un projet éducatif de territoire qui place au cœur de sa politique les idées d’Egalité et de réussite. Parce que l’école doit se penser avant pour ceux qui ont le moins afin de profiter à toutes et tous. Nous avons participé, avec les élus communistes, à donner à nos écoles tous les moyens d’encourager l’émancipation des jeunes villeurbannais.

L’espace d’une tribune c’est bien trop court pour aller au fond des choses, alors on vous donne rendez-vous pour échanger directement à l’occasion du forum que la mairie organise.

Mathieu Soares
Groupe Communiste et Républicain

 


Aidez-nous à aller plus loin

Notre parole est indépendante. Nous participons aux débats avec nos convictions pour apporter un autre regard et le cas échéant nos alertes sur les enjeux municipaux. Notre parole est citoyenne. Elle se forge dans les échanges que nous avons avec vous, au fil de nos rencontres et parfois de vos interpellations. Notre groupe reste mobilisé au sein de la majorité municipale pour améliorer la qualité de vie des villeurbannais et pour rester fidèle à l’esprit du programme sur lequel nous avons été élus.

Mais un mandat n’est pas seulement le déroulement d’un programme politique. La majorité municipale se doit d’avoir une démarche d’écoute proactive dans le but de construire avec vous la ville que vous attendez. C’est le sens des tables citoyennes mises en place en février et en mars. Tout y est discuté, sans tabou.

Cette liberté dans l’échange ne nous empêche pas de défendre nos choix avec fierté. Par notre politique sportive, culturelle et nos actions en faveur de la jeunesse, nous sommes fidèles à la tradition d’éducation populaire villeurbannaise. Notre vision de la réussite est celle de l’émancipation de chaque citoyen. Notre vision urbaine est tout aussi ambitieuse. Les travaux actuels causent des frustrations légitimes. Cela fait partie de la vie d’une ville dynamique. L’achèvement des travaux ne manquera pas de rapidement dévoiler les résultats positifs des nombreux investissements réalisés, en termes de développement durable, de transport, de vitalité économique et de partage de l’espace public.

Notre mandat s’inscrit aussi dans un contexte. Celui de l’avènement des métropoles d’une part, celui d’une pression budgétaire de l’Etat sur les communes d’autre part. Ces deux dynamiques risquent de priver les villes de leurs capacités d’innovation et d’expérimentation. L’échelon communal reste pourtant le plus apprécié des habitants du fait de la disponibilité et de la proximité des élus. Il nous revient de préserver une réponse municipale aux besoins des habitants.

Jonathan Bocquet
Groupe Radicaux, génération écologie et citoyens

 


 

Bilan à mi-mandat : le compte n’y est pas

La période de mi-mandat municipal est maintenant échue et nous pouvons donc vérifier si les problématiques quotidiennes des Villeurbannaises et des Villeurbannais sont traitées.
Au regard des choix politiques de la municipalité socialiste, il ne semble pas pour notre groupe que l’objectif affiché lors des municipales de 2014 soit atteint.
Nous assistons à une augmentation des impôts qui pourrait nous satisfaire si le niveau des services rendus augmentait lui aussi. Force est de constater qu’avec des Impôts et Taxes inscrits au budget primitif 2018 dépassant les 100 millions d’euros, nous sommes loin du compte. Le nombre de places en crèches municipales n’a pas augmenté de 40 % sur la durée du mandat comme annoncé dans le programme socialiste. La problématique de la pérennisation des AVS n’est pas actée. Que deviendrons les élèves en situation de handicap ?

Concernant nos anciens, des physioparcs étaient prévus, prolongation de la réussite de l’expérimentation au sein de la RPA Château-Gaillard. A ce jour, rien n’est prévu, rien n’est budgété.Le cinéma Le Zola sous sa nouvelle mouture était elle aussi prévue. Elle est actuellement annoncée… pour plus tard. Si des espaces verts ont bien été créés sur le Terrain du Rectorat, de notre point de vue, la révision du PLU-H présentée en conseil au mois de novembre est bien loin des enjeux de demain, enjeux liés au réchauffement climatique. Cette révision était l’occasion, hélas manquée, pour la majorité socialiste de prendre date sur ce sujet.

Concernant le logement, nous assistons à une envolée des prix au m² qui pousse les familles villeurbannaises hors les murs. Un dispositif a soi-disant été créé pour raisonner les promoteurs. Ses effets sont inexistants.
Villeurbanne est selon le Maire une des villes les mieux gérées de France. Certes, d’un point de vue purement comptable c’est le cas. Mais à y regarder de plus près, c’est d’engagements, de projets, de volonté de fer et de faire dont nous avons besoin.

Jean-Wilfried Martin,
Groupe Les Républicains – Changeons Villeurbanne

 


Bilan à mi-mandat : au-delà de l’autosatisfaction

La municipalité a consacré 32 pages sur 3 tabloïds pour présenter son bilan à mi-parcours. Naturellement, la municipalité met en évidence les points positifs de son action. C’est un peu comme cela dans toutes les municipalités de France.

La réforme des rythmes scolaires a été un événement dans ce mandat, largement soutenu par la municipalité. D’une façon plus générale, l’action de l’ancien gouvernement Hollande n’a pas été très bien perçue par les Français et la déconstruction effectuée par le nouveau ministre, Jean-Michel Blanquer, est largement approuvée par les Français, marquant la fin d’une politique doctrinaire. Toujours est-il que la municipalité ne cherche pas vraiment à mettre en avant ce point et n’y consacre qu’un petit paragraphe soit 4 % des documents. Nous aurions aimé un bilan plus complet avec notamment les réussites dans les activités du périscolaire proposées et sans doute les échecs. En quoi cela a-t-il contribué à une meilleure réussite scolaire des élèves ? Le dédoublement de certaines classes a sans doute eu des effets plus bénéfiques.

La propreté de notre ville ne fait pas l’objet d’analyse poussée (un encart). Pourtant un article récent du Progrès montre que Villeurbanne se classe 160/200 des villes agréables à vivre ! « La saleté des rues et des espaces verts » est un élément dénoncé. De même, cette étude montre très bien que la qualité de vie est bonne dans les quartiers centraux, mais qu’elle ne l’est pas dans les quartiers délaissés.

Là, il s’agit d’un échec ! Car la ville ne cesse de clamer ces efforts sur le vivre-ensemble. Certes, l’échec principal revient aux gouvernements Hollande qui ont laissé s’installer le chômage de masse et la pauvreté, mais une municipalité devrait aussi agir pour l’accès aux commerces et aux transports en commun et contribuer à l’équilibre de la mixité sociale des quartiers.
Pire encore, le quartier Saint-Jean ne fait toujours pas l’objet d’une réelle action de désenclavement tout juste une nouvelle étude pour réfléchir à la situation : les habitants des quartiers délaissés attendent des actions concrètes.

Hervé Morel,
Groupe des élus centristes UDI

 


 

Des élus engagés pour la solidarité et l’écologie au service de Villeurbanne (2/2) 

La ZAC Gratte-Ciel centre-ville est un projet majeur. Sera-t-il aussi innovant que l’ont été les Gratte-ciel en 1934 ? Nous souhaitons un quartier plus végétalisé, une grande place publique ombragée, un cinéma associatif, des commerces favorisant les circuits courts, la consommation responsable. Le démarrage du projet traîne (retard de la Région sur le lycée) et toujours pas de tracé pour le tramway T6 ! Le tronçon entre Debourg et Hôpitaux-Est sera mis en service en 2019, mais pour rejoindre les Gratte-ciel (et la Doua), il faudra attendre 2025 ! Les transports en commun, les aménagements pour la marche et le vélo, la limitation de la voiture sont nécessaires pour lutter contre la pollution de l’air, car l’agglomération connaît de nombreux dépassements des seuils réglementaires. Il est urgent d’agir fortement pour protéger la santé de tous, notamment des plus fragiles.

Une première mesure simple, rappelée maintes fois, mais pas prise, est de rabaisser la vitesse sur le bd Bonnevay à 70m/h. Autre enjeu de santé publique (et d’économie locale), la qualité de l’alimentation de nos enfants dans les cantines ! Nous voulons plus de produits bio et locaux. Le bio ne représente que 9 % des approvisionnements actuels (et les produits locaux 16 %), alors qu’à Grenoble, gérée par un maire écologiste, 50 % des produits des cantines sont bio ou locaux !

Nous soutenons les investissements de la ville en matière de rénovation énergétique des écoles ; les projets sont plus nombreux, c’est bien ! Nous insistons sur la nécessité de végétaliser la ville, partout (arbres, parcs de quartier, infiltration des eaux de pluie…), pour atténuer le réchauffement climatique et rafraichir la ville. C’est nécessaire dans une ville bétonnée et polluée !

Nous préparons les conseils avec des citoyens engagés. Si vous souhaitez contribuer à défendre à Villeurbanne une ville solidaire et écologiste, rejoignez-nous !

Contactez-nous : http://www.elus-rc-villeurbanne.fr ou assistant.groupeEELVFDG@mairie-villeurbanne.fr
Les élus du groupe Rassemblement citoyen EELV-FDG

 


Propagande politique et réalité

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt, sans doute comme vous, les publications actuelles de la municipalité « Villeurbanne à mi-mandat » ; je serai honnête et je dirai que j’en suis sortie subjuguée par autant de réussites, de bonheur promis dans la ville, de notre joie à bien vivre ensemble. Au point que « toute la ville en parle » parait-il, et c’est vrai ! Mais pas comme nos élus l’écrivent et l’affirment.

Les opposants politiques sont des mauvaises langues, c’est bien connu, aussi je vais me dispenser, pour une foi, de porter toute critique ou jugement facile sur cette propagande. Je vous invite plutôt à consulter le site https://www.ville-ideale.fr qui a eu la bonne idée de proposer le classement des 5 000 plus grandes villes de France, selon des critères variés ; site sur lequel vous pourrez donner votre opinion, participer à cette évaluation et surtout prendre connaissance des avis multiples de nos concitoyens.

Bien sûr la réponse à cette question de « ville idéale » est différente pour chacun d’entre nous car nous avons nos propres critères sauf que propagande politique et réalité ça n’est pas du tout pareil, il y a tout un monde, celui de la vie quotidienne des Villeurbannais dont on se moque d’ailleurs de connaitre leurs orientations politiques.
Ils aspirent, nous aspirons à des souhaits bien naturels et assez simples = vivre dans une ville propre, sécurisée, sans trafics de tous genres, moins d’immeubles et plus de parcs, des transports le WE dans les quartiers secondaires qui périclitent lamentablement, une culture pour tous (pour changer) une ville animée sans squatt ni zone urbaine, de beaux espaces verts (lorsqu’ils existent), etc… les grands projets et belles infrastructures n’intéressent pas grand monde en vérité ni le réaménagement du cours Emile Zola qui a eu pour mérite de rendre la circulation infernale sur les autres axes pénétrants de la ville. Tout ça pour ça !

De grandes villes réussissent à être attrayantes et attractives, pourquoi pas Villeurbanne ? Comme dit un internaute : « ce n’est plus la ville moyenne d’avant mais évolution pour aller où, vers quoi ? ». Jetez la propagande du maire à la poubelle et faites-vous votre opinion par vous-mêmes.

Michèle Morel
Groupe Villeurbanne Bleu Marine

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Tribunes politiques du Viva n°312 (février 2018)

Cohérence, continuité et cohésion

Le bilan de mi-mandat est un temps important, d’évaluation et de concertation, l’entracte qui permet de scruter le passé pour préparer l’avenir. Ce temps, nous l’avons voulu collectif et participatif, en organisant des tables rondes avec les habitants, au début du mois de février et de mars. Parce que demain est plus important qu’hier, ce point d’étape ne peut pas seulement être un bilan, mais doit nous permettre d’écrire ensemble le projet pour cette fin de mandature, écouter vos souhaits, vos attentes, et peut-être vos déceptions, pour y répondre au mieux.

Notre action s’articule autour d’une triple ambition : la cohérence de nos engagements et de nos actes, la continuité de nos choix et la cohésion de notre équipe.

La cohérence, car le respect des engagements pris devant les électeurs est un impératif, dans un temps où la parole publique est discréditée. Il nous a paru important, pour ne pas dire indispensable, d’échanger avec vous sur le respect des promesses que nous avions pris lors des dernières élections. Non seulement toutes sont tenues, mais certaines sont mêmes en avance sur le calendrier initialement prévu.

La continuité de nos choix, car les politiques menées sont le fruit d’un projet pour la ville, pensé et construit depuis plus de 15 ans, grâce à votre confiance, renouvelée à chaque élection. Cette continuité et cette stabilité permettent à notre action d’être pleinement efficace, et de transformer d’année en année votre cadre vie.

Et enfin la cohésion, car aucune bataille ne peut être menée sans un collectif fort et soudé. Dans un contexte politique national difficile, l’équipe municipale reste unie au service de tous les Villeurbannais, avec l’ambition de réussir et de convaincre.

À nous maintenant de poursuivre le travail accompli. Beaucoup reste à faire, vos attentes sont multiples et légitimes et vous pouvez croire en notre totale mobilisation, notre grande imagination pour continuer à faire de Villeurbanne une ville où chacun se sente bien.

Yann Crombecque
Président du groupe Socialistes et apparentés

 



A mi-parcours, mobilisons-nous pour notre ville

L’équipe municipale élue en 2014 arrive à mi-parcours. Il s’agit de prendre le temps de faire un point d’étape avec les villeurbannaises et les villeurbannais. Voilà un exercice démocratique enthousiasmant ! Cette première tranche de mandat municipal a été semé d’embuches. Les gouvernements Valls puis Philippe ont contraint les mairies comme la nôtre à réduire leurs dépenses, et donc les réalisations au service des citoyens.
Les 7 élu.e.s qui constituent le groupe communiste et républicains ont eu à cœur ces trois dernières années de défendre une ville au service exclusif de tous les habitants. Avec l’ambition de réaliser notre programme municipal sur la base duquel vous nous avez élu. Nous sommes toutefois vigilants et affirmons régulièrement notre différence quand il s’agit de défendre le service public. Soucieux d’une politique au service de toutes et tous et particulièrement attentifs aux plus vulnérables, nous avons toujours su résister aux politiques d’austérité qui touchent en premier celles et ceux qui ont le moins.
L’idée d’égalité est au cœur de notre vision d’une ville qui permette à tous et à chacun de retrouver la maitrise de son parcours de vie, de pouvoir s’épanouir. Nous voulons être pour les deux années à venir, des élu.e.s toujours plus utile aux villeurbannaises et aux villeurbannais.
Le travail de notre groupe ne saurait suffire à lui seul, c’est bien de l’engagement de toutes et tous qui est nécessaire pour continuer à faire de Villeurbanne une ville accueillante. C’est le sens de notre participation active aux différentes réunions publiques qui vont se dérouler ces quatre prochains mois. Recueillir vos souhaits, échanger sur la politique municipale, retrouver le sens de l’action publique pour faire ville ensemble.
Nous reviendrons lors des prochains numéros de Viva consacrés au bilan de mi-mandat sur les différents dossiers de notre ville.

Mathieu Soares
Conseiller municipal, délégué à la réussite éducative
Groupe Communistes et Républicains

 



Une ville où s’épanouir

En 2014, notre liste menée par Jean-Paul Bret a été reconduite par les villeurbannais. Cette liste était le fruit d’un rassemblement autour d’une ambition commune et d’un socle de valeurs partagées.

Nous y apportons notre attachement exigeant à l’école publique, au strict respect de la laïcité et aux institution républicaines qui nous permettent de nous préserver des logiques communautaires autant que des idéologies discriminantes. Notre groupe est fier de tenir sa place dans une majorité qui assume son ambition sociale et humaniste et n’a pas hésité à prendre une part active dans l’accueil des migrants.

Ensemble, nous avons poursuivi les efforts engagés dans les mandats précédents. Nous avons accéléré sur certains enjeux comme la rénovation et la construction de nouveaux groupes scolaires, les réaménagements urbains en faveur des modes doux et de la nature en ville. Notre projet se concrétise en autant de jalons pour bâtir la ville de demain : durable, solidaire et où il fait bon vivre.

Notre ville est en mutation. Le défi est d’éviter les disparités grandissantes. Cela passe par des choix budgétaires forts et le maintien de services publics de qualité. Pour répondre à l’ensemble des besoins, il a fallu maintenir un très haut niveau d’investissement. Malgré le contexte budgétaire difficile, nous y sommes parvenus, et ce, sans augmenter les impôts.

Bien sûr tout n’est pas parfait. Des efforts sont à poursuivre sur la tranquillité dans l’espace public, les incivilités et la propreté. Il faut aussi mettre un terme au sentiment d’impunité qui règne sur certains espaces.

Notre ville est riche de potentialités. Son dynamisme économique, l’excellence de son campus en termes de formation et de recherche scientifique, la vitalité de son tissu associatif. Il faut s’appuyer dessus pour progresser.

Nous saluons l’ensemble du personnel de la collectivité, qui se mobilise chaque jour pour le service public et sans qui notre projet de ville sonnerait bien creux.

Jonathan Bocquet
Groupe Radicaux Génération Ecologie et citoyens.

 



Investissements à mi-mandat : retards en pagaille

Dans le numéro maxi Viva de mi-mandat que vous avez entre les mains, vous avez assisté à un bel exercice d’auto satisfaction de la part de la majorité socialiste.
Nous sommes hélas bien loin de la vision idyllique de notre cité qui était décrite dans le programme municipal « Villeurbanne l’audace ensemble » par le maire-candidat.
De grands projets de rénovation urbaine étaient annoncés. Peu sont dans les temps et de nombreux sont en retard (ZAC Gratte-Ciel, terrain des Sœurs, rénovation du CCO, développement du Carré de Soie).
Dans le même tonneau étaient annoncées la création de 3 écoles. Si une est sortie de terre sous forme d’école préfiguratrice dans l’enceinte du collège Môrice Leroux, même l’inspection académique doute de l’ouverture des écoles définitives des Gratte-Ciel et du Carré de Soie d’ici septembre 2019.
Une maison des services publics était annoncée près du Campus afin de nouer un lien fort entre la population de la ville et celle du Campus. A ce jour, ce projet n’est même plus listé dans le plan d’investissement.
Si le lieu de répit Alzeihmer est une réalité, nous doutons de la reconstruction à neuf d’ici 2020 de la RPA Château-Gaillard.
Côté culture, il était annoncé un nouveau CCO et une halle des cultures urbaines. Le CCO reste toujours localisé rue Courteline en attendant un déménagement dans un bâtiment à construire au Carré de Soie, quand à la halle, elle a disparu des radars.
Concernant les déplacements, il était prévu, en plus de la mise en site propre de la ligne C3 en cours de réalisation par le SYTRAL, d’étudier un projet de tramway. Non contente d’avoir abandonnée ce projet, la majorité municipale n’a pas été non plus en mesure d’améliorer pour les habitants de St Jean les conditions de desserte des bus, conditions qui impactent quotidiennement les collégiens qui se rendent au collège Jean Macé.
« Chacun doit pouvoir dire qu’il se sent bien à Villeurbanne » était le crédo de la campagne de 2014. Nous vous laissons vous faire votre propre opinion, pour nous le compte n’y est pas.

 Jean-Wilfried MARTIN
Groupe Les Républicains-Changeons Villeurbanne

 


 

Bilan à mi-mandat bouleversé

Le moment est venu de faire le bilan de mi-mandat de notre municipalité. Toutefois, celui-ci est bouleversé par les surprises de 2017 : victoire de Macron qui a étonné le monde entier, chute du bastion socialiste de Villeurbanne lors des législatives. En conséquence, la municipalité qui était jusque là, soit dans la majorité socialiste, soit dans une opposition forte, est aujourd’hui très minoritaire au niveau national.

Des réformes de structure sont enfin réalisées avec le gouvernement Macron qui contraint la Ville à faire des économies. Sur les investissements, la seule critique est qu’une meilleure planification aurait évité les recours à des écoles éphémères. Sur l’éducation, peu de monde regrette l’abandon de la politique doctrinaire de Mme Vallaud-Belkacem. Nous réclamons toutefois un vrai bilan chiffré du périscolaire : le programme suivi avec dans chaque cas, la nature précise du contenu, le nombre d’élèves, le niveau des formateurs et le coût pour notre cité. Nous pourrions aller comme à Caluire jusqu’à réaliser une enquête de satisfaction.

L’autre point attendu par les citoyens concerne la sécurité. Si nous saluons le revirement de la municipalité sur l’installation de vidéoprotection et l’armement de la police municipale, nous considérons que c’est insuffisant pour rassurer nos citoyens et que le rôle de la police municipale ne doit plus être de contrôler le stationnement payant, mais davantage d’assurer la sécurité.

Concernant les transports et l’urbanisme, la municipalité n’en fait pas assez et est soumise au bon vouloir de la Métropole. Celle-ci sous-estime dramatiquement l’impact du réchauffement climatique et ne met pas en œuvre un urbanisme adapté aux futures canicules à répétition. Nous réclamons plus de transports en commun notamment ferrés (métro …) pour permettre un triplement du trafic d’ici 2050, rattraper les métropoles allemandes et favoriser et non contraindre l’usage des modes doux. Un métro à la place du T6 et une ligne route de Genas auraient été une solution intelligente, durable et économique à moyen terme.

Hervé Morel, groupe des élus centristes UDI

 



Des élus engagés pour la solidarité et l’écologie au service de Villeurbanne

Le groupe EELV-FdG est composé de trois élus, B. Vessiller, O. Glück et Z. Khelifi. Dans l’opposition municipale mais toujours constructive, nous sommes force de propositions. B. Vessiller est également Vice-présidente en charge de la rénovation thermique de l’habitat à la Métropole de Lyon
Au regard des choix budgétaires pour la Ville, chaque année, nous demandons des investissements plus importants pour faire face aux besoins des Villeurbannais et nous nous abstenons lors du vote du budget compte tenu du développement que nous jugeons insuffisant des équipements publics, de la nature en ville et du bio dans les cantines.
Suivant de près les sujets d’éducation, nous soutenons les investissements dans les écoles notamment la nouvelle construite pour 2019. Nous regrettons que, hormis l’école provisoire Rosa Parks, aucun établissement n’ait été construit depuis 2005 malgré le fort taux démographique de notre Ville. Concernant la réforme des temps de l’enfant, nous avons été force de proposition pour des activités de qualité, à un tarif social, permettant à tous les enfants d’accéder au périscolaire.
Dans le domaine de l’enfance toujours, nous avons une vigilance particulière sur deux points. Premièrement, les enfants sans toit scolarisés à Villeurbanne sont encore très nombreux cet hiver. Nous avons écrit au préfet et appuyé les collectifs de parents : la ville a agi pour les mettre à l’abri temporairement.
Deuxièmement, dans le domaine de la petite enfance, nous dénonçons la gestion déléguée à un opérateur privé de la future crèche des Maisons-Neuves. La petite enfance doit rester un service public municipal.
Enfin, dans le domaine associatif, depuis le début de ce mandat, nous dénonçons les baisses de subventions aux associations notamment celles des centres sociaux. Le sport amateur quant à lui a toujours reçu notre soutien, mais la subvention de 385 942€ versée à l’ASVEL est encore trop élevée. Le fossé avec le sport loisir est immense et le basket féminin ne reçoit, lui, que 20 000€, soit 5% du montant annuel versé au basket masculin !

Les élus du groupe Rassemblement citoyen-EELV-FdG

 


Vers la fin du socialisme municipal

Établir le bilan à mi-mandat de la gestion municipale oblige à faire un bref rappel sur les promesses de campagne du maire en 2014. Rappelez-vous du programme alléchant .On nous promettait une ville du vivre-ensemble, solidaire, accueillante, écologique avec pour objectif de « garder vivante cette part d’utopie qui a fait Villeurbanne ».Question utopie nous avons été servis et même desservis et le résultat est loin des espoirs suscités. Ces projets qui devaient booster la ville passent toujours par le bétonnage et la densification. Les habitants découvrent que les aménagements réalisés sont discutables (Cusset..) et que ceux en cours ne correspondent pas aux attentes (Grandclément).La qualité de vie dans les quartiers se détériore y compris aux gratte-ciel ! Villeurbanne c’est souvent un urbanisme digne de la RDA avec la sécurité en moins. La municipalité s’occupe d’économie solidaire, de l’accueil des migrants, des discriminations mais s’avère incapable d’apporter des solutions aux problèmes récurrents de l’insécurité, de la propreté, du communautarisme. Sous l’emprise hypnotique de sa propre propagande la municipalité ignore ces problèmes. La nouveauté de ce mi-mandat c’est un contexte qui s’assombrit. La réduction des dotations de l’Etat oblige à procéder à des économies drastiques ce qui achève le socialisme municipal. Fini le mythe de la ville modèle d’une politique sociale vertueuse. Nous assistons localement à la fin du socialisme, cette utopie ne marche que lorsqu’il y a de l’agent à gaspiller. Résultat la perte du poste de député en juin 2017, une majorité municipale qui étale ses divergences et des élus Marcheurs qui attendent sagement 2020 pour prendre le sentier de la guerre et de la mairie. La conclusion de ce bilan de mi-mandat est simple, l’avenir de la ville ne passe plus par la gestion socialiste devenue inefficace car déconnectée des réalités et des attentes des habitants.

Villeurbanne Bleu Marine